Bien que l`effondrement du marché du sucre de Crosnier en 1905 ait amené la société Say Sugar raffinage à la faillite, l`administration sage de Prince de Broglie gardait la fortune personnelle de sa femme intacte. Un Conseil de famille a néanmoins été convoqué en présence de leurs fils aîné et cadet, le Prince Albert de Broglie (1876-1922) et Jacques de Broglie (1878-1974), et leur fille, la princesse Marguerite de Broglie (1883-1973). Après de longues discussions sur l`extravagance du ménage, la princesse Amédée de Broglie conclut que «comme nous devons resserrer nos ceintures, j`ai décidé de faire sans les rouleaux de foie gras au teatime». Avec ou sans foie gras, la vie à Chaumont a continué comme toujours. Les pertes qui ont suivi le crash de Crosnier étaient considérables, pour un montant de quelque 28 millions francs or. Néanmoins, Princess avait encore assez de millions de personnes pour continuer à vivre dans le style auquel elle était habituée et aller sur elle-même avec les amis loyaux ou autonomes sur lesquels elle a accordé son hospitalité généreuse. Le Prince de Broglie meurt en novembre 1917, plusieurs années après le crash de Crosnier. Gestionnaire compétent, il s`était occupé à partir de 1875 à partir de l`agrandissement du domaine de Chaumont-sur-Loire. La princesse de Broglie, qui n`avait aucune idée de la gestion, laisse progressivement les choses glisser.

Le crash du marché boursier de 1929 a entraîné une dévaluation de la monnaie et des pertes conséquentes de millions de francs pour la princesse. Enfin, à Londres le 19 septembre 1930, elle se consacre à un second mariage, cette fois avec HRH Infante Louis Ferdinand d`Orléans et Bourbon (1888-1945). Elle avait 72 ans à l`époque et seulement 43. Malgré sa fortune considérable, une série de revers financiers obligea la princesse d`Orléans et Bourbon à vendre sa maison de ville au 10 rue de Solférino à Paris, et à diviser le domaine de Chaumont, mettant aux enchères de nombreuses œuvres d`art dans le processus. Le 12 octobre 1937, la princesse d`Orléans et Bourbon a été servie avec un ordre d`achat obligatoire, l`État ayant entamé une procédure d`expropriation par l`intermédiaire de la Cour de district de Blois comme étant dans l`intérêt public. La princesse a reçu une indemnité de 1,8 million francs-or, versée par un fonds spécial mis en place par le département des monuments historiques. La remise officielle des clefs à l`État a eu lieu le 1er août 1938. La princesse d`Orléans et Bourbon passa ses jours restants dans deux établissements de palais (le Ritz et le Georges V) et son appartement parisien à la rue de Grenelle, où elle mourut le 15 juillet 1943 à l`âge de 86. Depuis février 2007, le domaine de Chaumont-sur-Loire appartient à la région Centre-vallée de la Loire par des canaux de décentralisation.